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Les agrumes

agrumes
Agrumes

Les agrumes sont le groupe de fruits le plus cultivé dans le monde. Les agrumes sont essentiellement cultivés pour leurs fruits destinés à la consommation en frais ou à la transformation : extraction du jus principalement (oranges, pomelos, mandarines, citrons). La richesse en vitamines A, B et C, la teneur en jus et en fibres équilibrent la ration alimentaire de base. On peut également élaborer des confitures ou des fruits confits à partir des fruits. Dans les régions les plus arides, les agrumes (souvent des limes ou des citrons) sont séchés pour être conservés avant d'accommoder les plats cuisinés.

Les fleurs et feuilles des variétés les plus aromatiques (bigaradiers à fleurs, bergamotiers, citronniers...) sont distillées et les huiles essentielles utilisées par l'industrie de la parfumerie. Les tourteaux, sous-produits de la transformation, peuvent être utilisés en alimentation animale.

Les agrumes sont de petits arbres de 4 à 12 m de hauteur, à feuillage dense et persistant (sauf le Poncirus trifoliata). Les branches sont parfois épineuses, plus particulièrement lorsque l'arbre est issu de semis. Les feuilles sont trifoliées (Poncirus et ses hybrides) ou simples (Citrus, Fortunella). Elles peuvent avoir un pétiole ailé développé comme chez le bigaradier et les pomelos. Les jeunes pousses présentent parfois des signes distinctifs : elles sont pubescentes chez les pamplemoussiers, nettement anthocyanées chez les citronniers mais plus discrètement chez les limettiers.

Le fruit, de taille très variable (10 g à plusieurs kg), a une structure particulière, c'est une baie constituée de trois enveloppes :

  • Un épicarpe coloré ou flavédo qui contient des glandes renfermant les huiles essentielles ;
  • Un mésocarpe ou albédo, constitué de tissus spongieux blancs. Il est très développé et ferme chez les cédrats ;
  • Un endocarpe, paroi interne des carpelles, qui est tapissé par des poils qui se transformeront en vésicules juteuses à maturité.

LA CULTURE DES AGRUMES
Les grands systèmes de culture
L'agrumiculture présente des aspects très variés :

  • Très grandes exploitations en monoculture mécanisée, parfois semi-extensives, sur plusieurs milliers d'hectares, ayant vocation de fournir des fruits à l'industrie de transformation (cas de l'Etat de Sao Paulo au Brésil : 840 000 ha, 210 millions d'orangers dont 40 % sur des exploitations de plus de 100 000 arbres) ;
  • Moyennes à grandes exploitations intensives (10 à 100 ha), irriguées et mécanisées, associées à des structures de conditionnement et d'expédition des fruits (Israël, Afrique du sud, Californie, Australie, Afrique du Nord...) ;
  • Petites exploitations familiales (1 à 10 ha) organisées en coopérative pour la commercialisation ;
  • Petites exploitations familiales d'une superficie inférieure à 1 ha, terrains en terrasses ou difficilement mécanisables, dans certaines zones traditionnelles du nord de la Méditerranée ou d'Asie ;
  • Vergers à très haute densité, de durée de vie inférieure à dix ans, en assolement avec des rizières inondées dans le sud de la Chine ;
  • Jardins de type créole en association avec d'autres fruitiers, production à usage domestique ou pour les marchés de proximité.

Les agrumes sont sensibles au virus de la Tristeza transmis par les pucerons dont Toxoptera Citricidus, la bactérie Xanthomonas anoxopodis pv citri, l'inoculum, le champignon Phaeoramularia angolensis, responsable de la phaeoramulariose.

La plantation
Les plants sont installés, six mois à un an après le greffage, sur un terrain préalablement aménagé pour éviter toute inondation temporaire (nivellement et fossés de drainage) et pour assurer une protection contre les vents dominants (brise-vent). Le travail du sol avec des outils à dents permet de casser les horizons indurés sans remanier les couches superficielles.

En l'absence de mécanisation, des fosses de 0,8 x 0,8 x 0,8 m sont ouvertes deux à trois mois avant plantation. Les amendements et fumures de fond y sont incorporés suivant les recommandations, basées si possible sur des analyses de sol. Il est préférable de planter sur butte pour maintenir une zone saine autour du collet, de tasser puis d'arroser le sol à proximité du plant, juste après la plantation.

L'entretien des jeunes plantations
Les premières années l'entretien doit veiller au bon développement de la frondaison. La taille de formation sélectionne quatre à cinq branches charpentières, insérées à différents niveaux du tronc et régulièrement réparties sur sa circonférence.

Les apports de fumure azotée sont fractionnés (deux à quatre apports selon la pluviométrie) et épandus sous et en limite de frondaison.

En saison sèche, l'irrigation maintient le sol humide sans excès (emploi de tensiomètres), sur une profondeur de 30 à 50 cm sous la frondaison, sans accumulation d'eau à la base du tronc.

L'entretien du verger en production
La taille d'entretien supprime les ramifications en surnombre à l'intérieur de la frondaison et les anciens rameaux fructifères affaissés. La taille de formation se poursuit en conservant la structure de l'arbre et en assurant éventuellement le renouvellement des branches affaiblies.

Le désherbage de la ligne de plantation, sous la frondaison, peut se faire au moyen d'herbicides avec une sélectivité de position.

L'irrigation est pratiquée, si nécessaire, de la fin de la floraison à la maturité des fruits.

La protection des cultures
Le contrôle des maladies et ravageurs est plus complexe lorsque les arbres portent des fruits. La législation en matière de résidus de pesticides impose de respecter les recommandations et de se placer dans le cadre d'une démarche raisonnée.

Les ravageurs
Les cochenilles sont contrôlées par des applications d'huiles blanches à 1,5 % (fort mouillage, 5 à 10 l/arbre) après la taille pour asphyxier adultes et larves. Les aleurodes sont facilement contrôlés au stade larvaire par des pulvérisations d'huiles blanches. Les pucerons sont contrôlés chimiquement pour éviter les pullulations sur les nouvelles pousses végétatives (phosalone, pyrimicarbe, endosulfan). Les coccinelles contrôlent naturellement les populations faibles. La mineuse de agrumes doit être contrôlée sur les arbres de moins de sept ans. Les thrips provoquent la déformation des feuilles et altèrent l'épiderme des jeunes fruits. Les mouches des fruits s'attaquent aux fruits quand ceux-ci commencent à se colorer. Les acariens (tétranyques sur feuille, phytoptes et tarsonèmes sur fruits) nécessitent une réaction très rapide en raison de la rapidité de la pullulation : amitraze, cyhexatin...

Les maladies
Le phytophthora sur tronc (écoulement de gomme), charpentières et racines, détecté à temps, se traite avec un fongicide systémique (phoséthyl d'aluminium) en pulvérisation foliaire pendant la période de croissance active. Le traitement bloque l'évolution de l'attaque. Le respect de recommandations (plantation sur butte, plant greffé à 30 cm, collet protégé de l'eau, insertion des branches à différents niveaux) permet fréquemment d'éviter les infestations.

Les champignons sur fruits (penicillium, phytophthora ...) se développent sur fruits matures, au champ, dans les situations chaudes et humides. Uniquement dans ces cas, des traitements préventifs (benomyl, cuivre + manèbe + zinèbe...) peuvent en limiter l'apparition avant récolte et le développement après récolte.

Le chancre cirtrique (xanthomonas anoxopodis pv citri) est freiné dans son expression par les pulvérisations cupriques. Son élimination par destruction des foyers est pratiquement impossible dès que la contamination a atteint un certain seuil.

Le scab (Elsinoe fawcetti), en conditions très humides, développe des pustules sur rameaux et feuilles et des verrues liégeuses sur fruits. Les applications préventives de fongicides cupriques, de methyl thiophanate ou de benomyl permettent un bon contrôle du champignon.

La récolte des agrumes
Les fruits sont récoltés avec une teneur en jus optimale de 45 % ou plus pour les oranges, limes et mandarines, de 40 % ou plus pour les pomelo et 35 % ou plus pour les citrons. Le rapport teneur en extrait sec soluble (degré Brix) sur l'acidité devra être égal ou supérieur à 7 pour les oranges et les mandarines. Les fruits sont récoltés secs avec l'attache pédonculaire et entreposés à l'ombre, au frais, dans des caisses propres, avant acheminement vers les stations de conditionnement ou les marchés. L'opération de cueillette ne doit pas blesser le fruit ni permettre son contact avec le sol.

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