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Le riz au Cameroun

Le riz constitue l'aliment de base de plusieurs camerounais. La demande nationale a été estimée en 2009 à 300 000 tonnes essentiellement couvertes par des importations. D’après la dernière enquête de consommation auprès des ménages (ECAM 3, 2008), la consommation moyenne de riz par tête d’habitant au Cameroun en 2007 était de 11.180 FCFA en milieu urbain pour les villes de plus de 50 000 habitants. La même enquête indique qu’environ 138 milliards de FCFA ont été consacrés à l’achat de riz dans le budget alimentaire des ménages contre 112 milliards FCFA en 2001 ; soit un accroissement d’environ 4% par an.

Selon la stratégie nationale de développement de la riziculture au Cameroun, la production nationale du riz est estimée à 100 000 tonnes de paddy cultivées sur 44.000 ha. La grande partie de cette production provient des périmètres irrigués des provinces du Nord-Ouest et de l’Extrême Nord, éloignés des grands centres de consommation du Sud du pays (Yaoundé et Douala). Elle occupe quelques 145 000 exploitants agricoles. Elle est en grande partie absorbée par les pays voisins (Nigeria, Tchad, RCA). Dans la région de l’Extrême Nord qui produit environ les 2/3 du riz du pays, on estime à 180 000 le nombre de personnes vivant directement des activités rizicoles dont 27 000 ménages et 3 000 autres acteurs (ouvriers agricoles, commerçants, détaillants, transporteurs, décortiqueuses, fournisseurs d’intrants, vendeurs d’emballage, etc La SEMRY (Société d’expansion et de la modernisation de la riziculture de Yagoua), chargée de la production du riz et de la vulgarisation de cette culture a été crée par le gouvernement. Premier producteur agricole de la zone CEMAC, le Cameroun est l’un des rares Etats d’Afrique subsaharienne à produire du riz. Cependant, on ne trouve que très rarement le riz camerounais sur les marchés locaux.

Les principaux acteurs de la filière sont les chercheurs, les multiplicateurs de semence, les fournisseurs d’engrais, les fournisseurs d’équipements, les producteurs, et les sociétés d’encadrement des périmètres irrigués.

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