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Ulcère de Buruli

Il fait partie des maladies tropicales les plus négligées alors qu’il peut être traité. L’agent causal est de la même famille que les bactéries responsables de la tuberculose et de la lèpre.

CAUSE

Le mycobacterium ulcerans est une mycobactérie présente dans l’environnement. Elle ne s’y trouve pas à l’état libre mais elle occuperait une niche spécifique dans certains milieux aquatique à partir desquelles elle se transmettrait à l’homme par un mécanisme méconnu.

COMMENT SE TRANSMET L’UB ?

Les recherches se poursuivent pour définir le rôle exact des insectes et d’autres facteurs dans la transmission de la maladie à l’être humain. Si ces éléments venaient à être confirmés l’UB serait la seule maladie mycobactérienne connue transmisse par les insectes. Car, selon des études certains insectes aquatiques de l’ordre des hémiptères en Afrique abritent M. ulcerans et transmettent la maladie à l’animal de laboratoire.

EPIDEMIOLOGIE

On observe l’UB à proximité des plans d’eau, rivières à débit lent, mares, marais et lacs. Des cas se sont aussi produits à la suite des inondations. La plus part des patients ont moins de 15 ans. La maladie peut atteindre n’importe quelle partie du corps. Mais dans 90% des cas les légions se situent sur les membres. Aucun élément n’indique à ce jour que la maladie puisse se transmettre d’une personne à l’autre.

SIGNES ET SYMPTOMES

  • Grosseur cutanée mobile et indolore.
  • Absence de fièvre et de douleur
  • Déformation de l’os

DIAGNOSTIC

Lors du diagnostique on se base principalement sur les observations cliniques des soignants expérimentés. On a rarement recours au laboratoire pour prendre une décision thérapeutique.

TRAITEMENT

  • Association de rifampicine et de streptomycine/amikacine pendant 8 semaines comme traitement de la première intention.
  • Chirurgie
  • Des interventions pour réduire le plus possible ou prévenir les incapacités

POPULATIONS EXPOSEES

Régions tropicales ou subtropicales mais l’ulcère de buruli paraît également présent dans des pays où il n’a pas encore été reconnu. En Côte d’Ivoire on a enregistré environ 24 mille cas entre 1978 et 2006. Au Bénin près de 7000 cas entre 1989 et 2006 et au Ghana plus de 11 mille cas depuis 1993. On notifie de plus en plus de cas au Cameroun, au Congo, au Gabon au Soudan, en Ouganda et au Togo.

PREVENTION

  • La vaccination par le BCG semble offrir une certaine protection sur le cours terme
  • L’amélioration des vaccins à base de BCG
  • L’atténuation rationnelle d’un isolat vivant de M. ulcerans ou la production de vaccins sous unité
  • Un vaccin sûr et efficace pourrait être le moyen le plus efficace de combattre l’UB sur le long terme
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