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Les cerises tropicales

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Cerises

Comme les véritables cerises, ces fruits sont extrêmement fragiles après la récolte. Les saveurs sont très différentes d'une espèce à l'autre. La cerise du Brésil, au goût agréablement sucré-acidulé, rappelle celui de la cerise des régions tempérées (Prunus avium). Tandis que la saveur de la cerise de Cayenne est à la fois acidulée, aromatique et épicée. Enfin, la pulpe de la cerise des Antilles est plutôt aigrelette. Ces cerises sont consommées à l'état frais, bien mûres et sont souvent transformées (gelées, sorbets, boissons). La cerise des Antilles est un des fruits les plus riches en vitamines C (entre 2000 et 2800 mg pour 100 g de pulpe ; à titre indicatif le citron n'en contient que 60 mg). Cette qualité lui offre d'ailleurs de réelles perspectives en pharmacopée. Originaires de l'Amérique tropicale, ces espèces affectionnent particulièrement les climats chauds et humides. Cependant le cerisier des Antilles peut supporter ponctuellement de faibles températures (5°C). Ces arbres sont peu exigeants quant à la nature du sol, pourvus qu'il draine bien.

Les cerisiers sont généralement multipliés par semis. Les variétés sélectionnées sont par contre greffées ou bouturées. Le cerisier des Antilles compte deux groupes de cultivars, l'un acide (Maunawili, Beaumont), l'autre doux (Manoa sweet, Tropical ruby). Les densités de plantation varient en fonction de l'espèce. Le cerisier du Brésil a un type de croissance plutôt arborescent : 5 à 7 m entre les arbres sont donc préconisés. Les cerisiers de Cayenne et des Antilles sont arbustifs et peuvent être conduits en haie fruitière de 2 x 5 m. A ces densités, les rendements oscillent entre dix et vingt tonnes de fruits par hectare.

Ces cerisiers sont peu affectés par les maladies et ravageurs, et ceux-ci ne pas spécifiques à ces espèces. Cependant, en Floride, il existe de sérieux problèmes liés aux nématodes (Meloidogyne incognita).

Les fruits sont très fragiles et demandent, dès la récolte, un conditionnement spécifique pour éviter des pertes trop importantes. La teneur en vitamine C des cerises des Antilles diminue avec l'avancement de la maturation du fruit ; elle est à son maximum quinze jours après la nouaison. Ces cerisiers produisent des fruits de qualité, malheureusement difficiles à valoriser en frais en dehors des zones de production. Seule la transformation permet une réelle valorisation de ces espèces.

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