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La culture du caféier au Cameroun

Au Cameroun, la majorité des surfaces cultivées appartient aux petits planteurs.
Les associations végétales présentent un intérêt économique certain pour les petits producteurs en limitant l'enherbement de la caféière, en procurant des revenus complémentaires ou en réduisant les coûts en intrants.

La réussite d'une plantation dépend, en premier lieu, de la qualité des plants qui sont mis en place. Il convient de démarrer la pépinière au minimum six à sept mois avant la date prévue pour la mise au champ des jeunes plants. Pour l'arabica qui mûrit plus tôt que le robusta, cela ne pose en général pas de grandes difficultés si on prend soin d'effectuer les semis en octobre et novembre dans l'hémisphère nord. Pour le robusta, la maturité des fruits étant plus tardive (janvier et février), il est souvent nécessaire de forcer les plants pour les mettre en terre la même année que le semis.

Les jeunes plants sont mis en terre au début de la saison des pluies afin qu'ils bénéficient du maximum d'apports d'eau.

Le caféir est très sensible aux scolytes des baies, Hypothenemus hampei, la rouille orangée due à Hemileia vastatrix, l'anthracnose des baies, la trachéomycose due à Fusarium xylaroïdes et la cercosporiose.

Dans les années 70, le Cameroun produisait en moyenne 32.000 tonnes d’arabica et plus de 95.000 onnes de robusta. Mais aujourd’hui, la filière est réduite à quelque 10.000 tonnes d’arabica et 65.000 tonnes de robusta. Cette chute s’explique d’une part par la très forte élasticité de la production par rapport aux cours mondiaux depuis que l’élément tampon qu’était la Caisse de stabilisation a été démantelé et d’autre part, par la qualité jugée médiocre des produits qui elle même est liée à la baisse des prix. C’est pratiquement de l’anarchie qui règne au niveau de la production. Nombreux sont les opérateurs qui ont ouvert des usines de décorticage qui fonctionnent sans contrôle de qualité, il n’y a plus de prix garanti aux planteurs qui ne trouvent plus de raison de bien sécher leur café car les courtiers achètent en tenir compte. Il y’a urgence à faire respecter les dispositions légales, à améliorer la gestion interne de la filière notamment en donnant toute sa force à la carte professionnelle afin que ce ne soit que des acheteurs agréés qui puissent opérer dans la filière. Les autorités semblent l’avoir bien compris ; Un décret signé le 9 mars dernier crée un Fonds de développement de la caféiculture et de la cacaoculture. Ce Fonds devra assurer le financement et le paiement des prestations relatives à l’appui et à la relance des filières café et cacao, au soutien à la recherche appliquée sur ces produits et à l’amélioration de la qualité, à l’appui aux programmes de formation et d’information des opérateurs de ces filières, à la promotion de la transformation. Le Cameroun entend ainsi tourner la page des contraintes qui entravent actuellement le développement de ces filières : forte instabilité des cours et faible rémunération des produits sur les marchés, absence d’outils de financement appropriés, faibles rendements imputables à l’état actuel du verger et aux pratiques culturales, faible lutte phytosanitaire, insufissance de professionnalisme des acteurs, connaissance approximative des systèmes et méthodes de gestion technique et économique.

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